D'abord, trois choses à décider avant de comparer
Un comparatif de commissions ne sert à rien tant qu'on n'a pas répondu à trois questions, parce qu'elles éliminent la moitié des candidats.
- Voulez-vous encaisser l'acompte, le solde, ou les deux en ligne ? Beaucoup de loueurs prennent l'acompte par carte et le solde par virement. C'est le montage le moins cher, et il divise la facture par trois.
- Voulez-vous prendre le dépôt de garantie par le même canal ? C'est ce qui change tout, parce que bloquer une somme sans la débiter n'est pas la même opération qu'encaisser, et que tous les prestataires ne savent pas le faire.
- Combien encaissez-vous par an ? En dessous de quelques milliers d'euros, un abonnement mensuel mange l'écart de taux. Au-delà, c'est l'inverse.
Je pars ici du cas le plus courant : un logement, un acompte encaissé à distance par lien de paiement, un solde et un dépôt de garantie à gérer, et pas de terminal physique.
Le tableau, avec les chiffres relevés le 26 août 2026
Encaissement à distance, par lien ou page de paiement, carte européenne de particulier sauf mention contraire. Les tarifs suivis de « HT » s'entendent hors taxes.
| Solution | Carte EEE | Carte hors EEE | Abonnement | Litige | Versement |
|---|---|---|---|---|---|
| Stripe | 1,5 % + 0,25 € | 3,15 % + 0,25 € (+2 % si conversion) | aucun | 20 € + 20 € (le second remboursé si gagné) | gratuit, ~3 j ouvrés |
| Mollie | 1,80 % + 0,25 € | 3,25 % + 0,25 € | aucun | non affiché | non affiché |
| Revolut Business | 1 % + 0,20 € | 2,8 % + 0,20 € | 10 à 125 €/mois | 15 € remboursés si gagné | J+1 « peut varier » |
| Lydia Pro | 1,9 % HT + 0,10 € HT | non affiché | non affiché | non affiché | non affiché |
| Payplug Starter | 1,5 % + 0,25 € HT | 2,9 % + 0,25 € HT | 10 € HT/mois | non affiché | non affiché |
| Payplug Pro | 1,1 % + 0,25 € HT | 2,9 % + 0,25 € HT | 30 € HT/mois | non affiché | non affiché |
| Qonto | « dès 1,4 % + 0,25 € » HT | non affiché | 9 € HT/mois | non affiché | J+1 ouvré |
| SumUp | 2,50 % (en ligne) | non affiché | 0 € ou 19 €/mois | non affiché | non affiché |
| PayPal | 2,90 % + 0,35 € | +1,99 % (R.-U. +1,29 %) | aucun | 16 € opposition 14 € litige | gratuit vers compte local |
| Stancer | 0,70 % + 0,15 € HT ⚠ | 2,50 % + 0,25 € HT | aucun | 3 à 25 € | 7 j ouvrés |
| Virement SEPA | 0 € en ligne vers un compte français, selon Bercy | — | irrévocable | ≤ 1 jour ouvrable | |
Sur une réservation moyenne — disons un acompte de 300 € — l'écart entre le meilleur et le pire de ce tableau est de l'ordre de six euros. Sur trente réservations par an, cent quatre-vingts euros. Ce n'est pas rien, mais c'est un ordre de grandeur en dessous de ce que coûte une commission de plateforme — j'ai reconstitué le coût complet d'une réservation Booking, couche par couche, TVA comprise. Le choix ne devrait donc pas se faire sur le taux. Il devrait se faire sur ce qui suit.
Les trois chiffres que les blogs français recopient de travers
Je le mets tôt dans l'article parce que c'est la seule chose que vous risquez de retenir de travers ailleurs.
- Stripe premium et hors EEE. On lit partout « 1,9 % » pour les cartes premium européennes et « 3,25 % » hors EEE. La page française affiche 2,8 % et 3,15 %. Le premier écart est presque d'un point : sur une carte Gold ou Platinum, ce n'est pas un détail.
- Payplug. Le propre centre d'aide de l'éditeur diffuse encore, dans un article mis à jour en septembre 2023, des tarifs à « 0,8 % + 0,15 € HT » en formule Pro. La page tarifs, mise à jour le 27 mai 2026, dit 1,1 % + 0,25 € HT. Deux pages du même site, trois ans d'écart, et c'est l'ancienne qui circule.
- « Sumeria Pro ». Cette offre n'existe pas. Sumeria est la marque grand public ; l'offre professionnelle s'appelle toujours Lydia Pro. La page de tarifs affiche d'ailleurs elle-même l'incohérence : le titre de l'onglet dit « Sumeria PRO », le titre de la page dit « Lydia PRO ».
Le vrai sujet : le dépôt de garantie
C'est là que les solutions se séparent pour de bon, et c'est pour cela que ce site existe. Encaisser un acompte, n'importe qui sait le faire. Bloquer 800 € sur la carte d'un voyageur sans les débiter, les libérer intacts au départ, et pouvoir en prélever une partie si la table de jardin est cassée — c'est une autre mécanique.
Ce qui est établi, et ce qui ne l'est pas
Commençons par déminer. Aucun texte français ne fixe de durée maximale de blocage d'une pré-autorisation. Ni sept jours, ni trente. Les guides qui écrivent « la loi autorise X jours » inventent. Ce qui existe, ce sont des règles de réseaux carte, contractuelles, documentées par les prestataires.
Ce que la réglementation dit réellement est plus modeste. Le dépôt de garantie en location saisonnière n'est réglementé ni dans son montant ni dans ses modalités : il est négociable, la DGCCRF indique qu'il « ne devrait pas excéder le montant du loyer », et le contrat doit préciser le délai de remboursement. La pré-autorisation est en revanche reconnue par la DGCCRF comme un type d'opération identifié — sa fiche sur les tickets de carte bancaire cite explicitement « réservation d'hôtel » et « caution pour la location de voiture » — et la remise d'un ticket y est obligatoire, pas facultative.
Les durées, elles, viennent des réseaux. D'après la documentation Stripe consultée le 26 août 2026 :
| Réseau | Transaction initiée par le client | Initiée par le commerçant |
|---|---|---|
| Visa | 7 jours | 5 jours (4 j 18 h exactement) |
| Mastercard | 7 jours | 7 jours |
| American Express | 7 jours | 7 jours |
| Discover | 7 jours | 7 jours |
| En présentiel : Visa 5 jours, Mastercard / Amex / Discover 2 jours. Les autorisations étendues permettent d'aller jusqu'à 30 jours selon le réseau. | ||
Si l'autorisation expire avant capture, les fonds sont libérés et le paiement passe en état annulé. C'est la contrainte structurante de tout le montage : une pré-autorisation prise à la réservation, trois mois avant l'arrivée, ne sera plus valide le jour J. Il faut la prendre à l'approche du séjour, pas au moment de réserver.
Les deux voies, et ce qu'elles coûtent
La pré-autorisation classique — Stripe, et à travers lui la plupart des modules de réservation. Les fonds sont bloqués : le plafond disponible du voyageur baisse d'autant pendant la durée du blocage. C'est son défaut, et il est réel : un dépôt de 1 000 € bloqué sur la carte de quelqu'un en vacances peut le mettre en difficulté, et vous vaudra un mauvais commentaire même si rien n'a été débité. C'est un des arguments que je développe dans l'article sur le montant du dépôt.
La garantie sans blocage — Swikly, principal service français sur ce créneau, toujours actif en août 2026. Sa page décrit le mécanisme sans ambiguïté : « lorsque votre client dépose la caution, aucun débit n'est effectué et le plafond bancaire n'est pas impacté ». Ni débit, ni immobilisation de plafond. La pré-autorisation bancaire y existe en option distincte, sur demande. Tarifs relevés : 1,99 % + 0,25 € HT du montant sécurisé, facturé uniquement si le client accepte, et 3,4 % + 0,25 € HT en plus sur le montant effectivement encaissé en cas de dommage. La formule Standard est sans abonnement, avec un plafond de sécurisation de 2 500 € et une durée de trois mois.
Trois mois de durée de sécurisation contre sept jours d'autorisation carte : c'est la vraie différence. Elle vaut, sur un dépôt de 800 €, environ 16 € HT — payés seulement si le client accepte.
Le virement, largement sous-estimé
Pour le solde, c'est souvent la meilleure option et personne n'en parle, parce que personne ne gagne d'argent à en parler.
Bercy est affirmatif : « Que vous optiez pour un virement classique ou instantané, en ligne, vers un compte bancaire en France, celui-ci sera gratuit », des frais restant possibles au guichet. La Banque de France est plus nuancée et rappelle qu'un virement SEPA peut être facturé par l'établissement. Le délai d'exécution d'un virement SEPA classique est « au maximum d'un jour ouvrable » — deux si l'ordre est donné sur support papier.
Deux évolutions récentes le rendent nettement plus praticable qu'il y a deux ans :
- Depuis le 9 janvier 2025, les établissements doivent permettre de recevoir des virements instantanés, et une tarification identique doit s'appliquer entre virement classique et instantané. En pratique, l'instantané est devenu gratuit dans les banques en ligne françaises.
- Depuis le 9 octobre 2025, les établissements qui proposent le virement classique doivent aussi permettre d'en émettre, et le service de vérification du bénéficiaire — la concordance entre l'IBAN et l'identité — est devenu obligatoire.
Le point décisif, que la Banque de France formule mieux que moi : « Contrairement au chèque, qui n'est pas un moyen de paiement garanti, le crédit sur le compte bénéficiaire est irréversible avec le virement instantané, car les ordres exécutés sont irrévocables. » Pas de commission, pas de chargeback, encaissement définitif. Pour un solde réglé à quinze jours de l'arrivée, c'est difficile à battre.
Sa faiblesse est ailleurs : il ne se déclenche pas tout seul. Il faut le demander, le relancer, le pointer. Le paiement par carte, lui, se fait pendant que le voyageur est encore devant son écran et convaincu. C'est pour ça que l'acompte se prend par carte et le solde par virement, pas l'inverse.
Espèces et chèques : les règles qu'on ignore
Le plafond en espèces dépend du domicile fiscal du client
C'est une subtilité que la plupart des loueurs ignorent, et elle joue en leur faveur pour la clientèle étrangère. Les seuils, tels que les expose le bulletin officiel des finances publiques :
| Situation du client | Plafond en espèces |
|---|---|
| Domicile fiscal en France, ou agissant pour une activité professionnelle | 1 000 € |
| Domicile fiscal hors de France, non professionnel, payant une personne non assujettie aux obligations anti-blanchiment | 10 000 € |
| Même cas, mais payant une personne assujettie à ces obligations | 15 000 € |
Le seuil s'apprécie sur le montant global de la transaction : trois règlements partiels d'une même dette se cumulent, on ne contourne rien en fractionnant. La sanction est une amende pouvant atteindre 5 % des sommes payées en violation, et débiteur et créancier sont solidairement responsables — vous aussi, donc. À noter aussi : un professionnel doit accepter les espèces, mais nul n'est tenu d'accepter plus de cinquante pièces en un seul paiement.
Le chèque de caution non encaissé
Question posée en boucle sur les forums, et la réponse officielle va à l'inverse de ce qu'on lit. La fiche service-public vérifiée le 20 août 2026 est explicite : « Le loueur peut encaisser le dépôt de garantie. » La DGCCRF confirme que le bailleur a le droit d'encaisser le chèque remis à ce titre, et précise que la restitution intervient dans un délai de trois mois au plus tard si l'état des lieux détermine des réparations.
Sur le chèque conservé sans être présenté, la Banque de France est brutale et vaut d'être citée telle quelle : « Le fait d'avoir un chèque entre les mains n'est pas du tout la garantie d'être payé ! » Un chèque peut être encaissé pendant un an et huit jours après son émission ; à défaut de provision, la banque peut rejeter le paiement. Un chèque de caution dans un tiroir n'est donc pas une garantie, c'est un espoir.
Les arnaques qui visent le loueur
Constat préalable, un peu déprimant : le contenu officiel sur les arnaques à la location saisonnière traite le sujet exclusivement du côté du locataire — l'escroc qui publie une fausse annonce. Presque rien n'existe sur le loueur victime. Deux schémas sont toutefois documentés par des sources officielles, et ils vous concernent directement.
L'arnaque au trop-perçu. Le ministère de l'Intérieur la décrit précisément : « Le fraudeur émet un paiement d'un montant supérieur et demande un remboursement de la différence avant que la banque ne rejette le chèque. » Les conseils officiels, cités exactement : n'accepter jamais de chèque de personnes inconnues lors d'une transaction à distance ; s'assurer qu'il est encaissé par la banque et attendre de une à deux semaines avant toute opération ; pour un chèque de banque, vérifier le filigrane et la mention « chèque de banque » au dos ; préférer le virement ou un paiement en ligne. La Banque de France ajoute l'explication mécanique : votre banque vous a avancé les fonds, et quelques jours plus tard elle débite l'impayé.
Le détournement du paiement par usurpation du bailleur. Cybermalveillance documente des vagues de courriels « supposément émis par des propriétaires » annonçant un changement de coordonnées bancaires, « afin de détourner le paiement du loyer au profit d'escrocs ». Le signal distinctif officiel est utile à connaître : « ce message a un caractère impersonnel […] il ne précise pas votre identité, ni l'adresse de votre logement ». En cas de victime : alerter immédiatement sa banque pour tenter de suspendre le virement, conserver les preuves, déposer plainte. Le numéro Info Escroqueries est le 0 805 805 817.
Faut-il un SIRET ?
La chaîne de causalité est souvent racontée à l'envers. Ce n'est pas Stripe qui impose un SIRET : c'est votre activité. La DGFiP est claire — un loueur en meublé, non professionnel comme professionnel, doit déclarer la création ou le démarrage de son activité dans les quinze jours qui suivent le premier jour de location, sur le guichet des formalités des entreprises. C'est cette déclaration qui produit le numéro SIRET.
L'exigence éventuelle d'un SIRET par un prestataire de paiement relève de ses conditions contractuelles, pas de la réglementation française. Je n'ai trouvé sur aucune page de Stripe l'affirmation qu'un SIRET est obligatoire ni qu'un particulier sans entreprise est accepté en France — je ne l'affirmerai donc ni dans un sens ni dans l'autre. La conclusion pratique est de toute façon la même : un loueur régulier a un SIRET, la question ne se pose pas.
Deux repères utiles au passage, vérifiés au 21 février 2026 : les seuils du régime micro sont de 77 700 € pour les meublés classés et les chambres d'hôtes, et de 15 000 € pour les meublés non classés, avec des abattements de 50 % et 30 % respectivement sur les revenus 2025. Des cotisations sociales sont dues au-delà de 23 000 € de recettes annuelles en location de courte durée. Ces chiffres appellent un expert-comptable, pas un article de blog.
Ce que je ferais, concrètement
Pour un logement unique, autour de 15 000 € de revenus annuels — l'ordre de grandeur du mien, 14 455 € sur douze mois glissants, sachant que je retire volontairement le logement de la location en juillet et en août :
Solde à J-15 → virement SEPA
Dépôt de garantie → pré-autorisation à J-3, ou garantie sans blocage
Taxe de séjour → ligne distincte, encaissée avant le départ
Le raisonnement : la carte au moment où le voyageur est décidé, le virement quand il est déjà engagé et qu'il n'y a plus rien à convertir, et le dépôt le plus tard possible pour rester dans la fenêtre d'autorisation. Sur ce volume, l'abonnement mensuel de Payplug Pro ou de Revolut Business ne se rentabilise pas : un prestataire sans abonnement, Stripe ou Mollie, coûte moins cher au total malgré un taux nominal plus élevé. Le calcul bascule vers 25 000 à 30 000 € encaissés par carte dans l'année.
Les limites, dites honnêtement
La moitié de ce tableau est incomplète, et c'est volontaire. Frais de litige, frais de remboursement et délais de versement ne sont tout simplement pas affichés par SumUp, Mollie, Lydia Pro, Payplug, Swikly ni Qonto. J'ai laissé « non affiché » plutôt que de remplir les cases avec des valeurs plausibles. Un comparatif complet serait plus agréable à lire et moins fiable.
Certaines pages sont illisibles aux outils. Le centre d'aide tarifaire de SumUp est rendu en JavaScript et revient sans contenu. La page tarifs de Stancer affiche un message d'erreur JavaScript. La page française de Mollie n'a pas pu être atteinte — les chiffres viennent de la page globale, qui affiche bien des euros. La version française de la page tarifs de Swikly n'était pas accessible non plus.
Le barème de Lydia Pro est vieux. Il s'annonce « en vigueur à compter du 1er juillet 2022 » sur une page modifiée en décembre 2024. Un article d'aide de novembre 2025 donne les mêmes chiffres, ce qui est rassurant, mais rien ne confirme leur validité en août 2026.
Je n'ai pas lu un seul article de code. Les pages de Legifrance sont rendues en JavaScript et reviennent vides aux outils automatisés. Tous les textes cités ici — arrêtés de 1967 et 1983, articles du code monétaire et financier sur les paiements en espèces, article 1590 du Code civil, règlement délégué européen sur l'authentification forte — le sont via des sources administratives officielles qui les citent. C'est solide, ce n'est pas équivalent à une lecture du texte consolidé.
Le cadre européen va bouger, mais pas encore. La révision des règles de paiement — DSP3 et règlement PSR — a fait l'objet d'un accord en trilogue le 27 novembre 2025 et d'un vote en commission ECON le 5 mai 2026. À la dernière mise à jour officielle consultable, datée du 22 mai 2026, le statut affiché est « proche de l'adoption », avec la mention que l'accord doit encore être formellement adopté par le Parlement et le Conseil. Rien n'est publié au Journal officiel de l'Union européenne : aucune date d'entrée en application n'est opposable aujourd'hui, et la DSP2 reste le cadre applicable.
Enfin, le chargeback abusif visant les loueurs n'est documenté nulle part officiellement. Ni Cybermalveillance, ni la DGCCRF, ni la Banque de France ne traitent le sujet du côté du professionnel. Je ne peux donc rien en dire de sourcé, alors que c'est probablement le risque le plus concret de l'encaissement en direct. C'est un trou dans cet article, et je préfère le nommer.
La clause de dépôt de garantie qui va avec votre montage
Que vous preniez le dépôt par pré-autorisation, par empreinte sans blocage ou par virement, l'annexe contractuelle change. Renseignez votre montant et votre mode de prise : vous obtenez l'annexe, le règlement intérieur, les messages voyageurs FR/EN et le plan d'action, en PDF. Gratuit, sans inscription.
Ouvrir le générateurÀ lire ensuite : commission Booking : le coût complet, pas le taux affiché, créer son site de location, l'indispensable et le superflu, déclarer ses revenus de location saisonnière, écran par écran, et la pré-autorisation native sur WooCommerce + Stripe.